Cultiver des relations

OK. Je dois avouer que j'aime beaucoup le mot "cultiver".

C'est pas tant parce que j'ai le pousse vert... Pas que je suis mauvais nonplus... J'veux dire... J'me débrouille pas pire quand y faut gérer des plantes… En fait, fun fact, j'ai déjà été jardinier pendant un été complet durant mes études...

ANYWAY

J'aime le fait que le mot "cultiver" implique un travail constant.

Par exemple, si tu espères avoir un beau jardin dans ta cour, la meilleure technique est rarement de laisser la nature faire son œuvre. Parce que dans ce cas-là, si ton voisin trip bin raide sur les pissenlits et pas toi, le jardinier en moi peut te garantir que ton projet va être bin plein de ses affaires-là, su'un temps.

Au contraire, on doit apprendre à semer ce qu’on souhaite avoir, entretenir ce qu’on souhaite garder et, le plus important à mes yeux, retirer l’indésirable.

Et encore là, ce que tu souhaites avoir dans ton jardin est relatif. J'ai déjà passé des journées à me battre contre de la menthe en tant que jardinier (j'ai encore de la difficulté à regarder un mojito dans les yeux) et je sais très bien que certaines personnes se régalent de salade de feuilles de pissenlit.

You do you boo.

L'important, c'est d'identifier ce qui est important. Et ça se porte étonnement bien à l’ensemble des relations qui tissent notre quotidien. Parce qu’ultimement, on entretient une relation en donnant de l'attention à quelque chose. Ça peut être un autre humain, un objet, une émotion, une idée ou même une passion. On cultive tous et chacun un jardin de relations, et chacun de ces liens-là a un impact positif ou négatif sur notre existence.

C'est d'ailleurs pour ça que je porte une attention particulière à l'information que je consomme. J'ai juste pas le goût d'avoir à gérer tout ce qu'un inconnu plante dans mon jardin.

Et maintenant, qu'est ce qui arriverait si votre jardin passait au feu du jour au lendemain?

Ça ferait un pas pire ménage, right?

Mon impression est que l'essentiel retrouverait racine. En fait, il y aurait même plus d'espace pour le cultiver, parce que le superficiel et l'inauthentique aurait été dévoré par les flammes. Il resterait même de la place pour semer des nouvelles graines!

À bien y penser, ça serait peut-être pas une mauvaise idée de mettre le feu à son jardin une fois de temps en temps.

Et de regarder ce qui reste.

Vince Simar